Craonne-Craonnelle

Craonne et craonnelle, première campagne de 2012.

En ce week end du 10 et 11 mars dernier, la 8ème demi-brigade fut appelée en renfort par de vieux compagnons du 7ème de ligne sur le chemin des dames à Craonne, département de l’Aisne (France).

Devant l’invasion perfide des prussiens (ils étaient quand même 5 ce n’est pas rien) la 8ème répondit présent et ce en grand nombre.

La première grosse difficulté de cette affaire fut de trouver le dit bivouac et surtout la seconde, fut de s’y rendre …… foutre que ce pays est vallonné. Mais une fois installé, l’idée ne fut pas si mauvaise, car rien ne « choqué » et cela nous permettez de nous plonger au mieux dans un bon esprit reconstituesque, de plus nous avions une superbe vue sur la vallée de l’Aisne, quel beau pays. La 8ème a toujours était reine devant la difficulté et vous avez, grenadiers et vivandières, surmontés celle-ci avec les plus grandes facilités (mais bon dieu que cela râle).

Samedi matin, réveil à 7h00, tout le monde debout dans les temps, sauf le capitaine qui par une tradition établi par lui, attend son café au lit, tout cela en fait pour montrer ses belles jambes à ses hommes, mais la tradition est reine à la 8, cela fait parti de l’esprit, de plus c’est quand même le capitaine on ne peu lui refusé cela.

Après le petit déjeuné et le rassemblement avec armes et bagages, la matinée fut consacrée à l’instruction des conscrits par le caporal sans nom et à l’instruction de bataillon pour la 8ème dans son ensemble sous les ordres du chef de bataillon sans soucis (22ème demi-brigade). Que dire de cette instruction, ben qu’elle ne fut pas si mauvaise, niveau grenadiers, une bonne école en sortie hivernale, il y avait un peu de rouille dans les genoux au début, mais ensuite la 8ème et ses grenadiers est une machine rodée et cela s’est vu de suite. Niveau cadres, moi le premier, on a apprit quelque petite chose qui nous serons utiles pour la compagnie. Force est de constater que cela commence à marcher correctement cette idée de bataillon uni. On apprend toujours des autres, et il faut prendre tout ce qui est utile pour le mettre en suite en pratique à la sauce 8, c’est aussi notre force.

Après le rassemblement et le repas du midi, la compagnie eut mission par l’état major de se divisé en 2 sections, qui par des chemins différents devaient faire une marche d’approche sur le village de Craonnelle où quelques mouvements de troupes ennemis ont été signalés.

Première section sous les ordres de notre capitaine devait prendre par la droite, directement sur le village

Seconde section sous les ordres du lieutenant la conscience (4ème de ligne), devait prendre par la gauche, pour contourner le village.

Je ne donnerais que le compte rendu de la seconde section où j’étais assigné.

FOUTRE DE BORDEL DE MERDE , on nous a dit vous n’êtes des tapettes ni des handicapés à la seconde section, donc on vous donne le chemin le plus compliqué, et ben on a été servi.

Dès la séparation de notre compagnie en deux sections, nous sommes entrés directement dans les difficultés ….. Une vraie ascension dans des chemins boueux, impraticables ….. Déjà quelques grenadiers commencés à montrer des signes de faiblesse, mais la 8 uni ne s’est pas laissé compter, et nous fusses solidaires devant l’effort …. Un seul homme, Lili fit machine arrière. Lors de la progression vers le haut de cette foutre de colline, nous entendions des coups de feu ……tous nous étions en accord, la première section est accroché dans le village de Craonnelle, et ce sans doute par un ennemi 10 fois supérieur en nombre ….. Cela redonna de l’ardeur aux braves de la seconde section … et une fois en haut de cette colline, nous avions une vue sur l’ensemble du village de Craonnelle. Etrange sensation, nous ne comprenions pas l’engagement qui se déroulait sous nos yeux …..En effet nous apercevions nombre des nôtres courir dans tous les sens devant une ennemi invisible …..Diables de prussiens. Dans le doute, ayant perdu le peu de validité de notre lieutenant, j’ordonnais au brave caporal la gaule de prendre avec lui les plus valides et de descendre au pas de course cette foutre de colline, pour entrer dans le village et renforcer nos compagnons de la première section. Quelle ardeur, devant le danger il n’y a pas mieux qu’un grenadier de la 8ème demi-brigade. Moi-même, n’y pouvant plus devant le danger, je confiais le reste des hommes au lieutenant la conscience et je descendis cette colline avec le grenadier le duc au pas de course …… mais bon dieu mais jambes n’ont plus mes 20 ans ….arrivais enfin dans le village, je prenais mes ordres du capitaine. En effet la première section en arrivant dans Craonnelle y trouva des prussiens, ceux-ci furent vite refoulés devant l’ardeur de nos hommes ……. Nous sommes parvenu presque à les avoir tous, mais l’objectif était remplis, Craonnelle était à nous …..À la fin de l’engagement j’eu la joie de voir notre grenadier Lili, qui rassembla son courage, pour repartir de l’avant et nous rejoindre, bel esprit.

Craonnelle était sécurisé, la compagnie se rassemble devant l’église, le maire, présent, nous remercia de notre présence, une brave dame offrit même une bière à notre capitaine et au sergent la bombarde, quel plaisir de libérer un village français. Après avoir mit des gardes à chaque coin du village, le capitaine mit la compagnie au repos, là nous pouvions pansés nos blessure et nous reposés.

Les prussiens sont ensuite revenus à la charge, mais encore une fois, quelques braves grenadiers de la 8 firent face. Dans la course après l’ennemi, on nous remplaça par la première compagnie, qui tenta sans succès de vaincre totalement l’ennemi prussien, on n’est pas 8 qui veut.

La fin de l’affaire Craonnelle arriva, le bataillon fut réuni pour revenir vers Craonne, ordre mal accepté par nos hommes, nous abandonnions un village français à l’ennemi, mais l’Empereur avait sans doute ses raisons. On nous réunit sur la place de Craonne, où l’état major nous exprima sa satisfaction, le maire de Craonne nous fit un discours et nous offrir le coup à boire, honneur lui est rendu par le bataillon.

Retour au bivouac, nos dames nous attendaient, le repas était chaud, et les blessures pansées.

Après un repos mérité, on se rassembla pour festoyer dignement entre nous, belle ambiance, seul notre capitaine n’était pas présent, celui-ci était appelé à la table des officiers, dur devoir qu’il rempli en trainant les pieds.

Doux repos, bon dieu que cela ronflé sous le tente, sauf un intrépide grenadier du nom du précieux qui décida de se soulager à minuit, quel brave, faut en avoir pour tenter une telle aventure de nuit.

Dimanche, réveil 07h00 au son des tambours. Un peu plus de difficultés de lever les hommes, la fatigue de la veille était encore présente (surement cet entraînement de nuit du sergent la bombarde). Mais après quelques mots doux aux concernés (n’est ce pas mon cher la gerbe), la compagnie fut réuni pour l’appel et le petit déjeuné. Sauf le capitaine qui par une tradition établi par lui, attend son café au lit, tout cela en fait pour montrer ses belles jambes à ses hommes, mais la tradition est reine à la 8, cela fait parti de l’esprit, de plus c’est quand même le capitaine on ne peu lui refusé cela (je me répète là non ?)

Dimanche ……. Pas de messe pour des grenadiers de France, surtout une demi-brigade, ordre est donné de monter sur le plateau de Californie et de descendre sur la ferme d’Heurtebise.

La compagnie se rassemble la première à l’appel du chef de bataillon ….. Nous faisons l’appel, il nous manque 10 hommes.

Le bataillon enfin réunit, nous partons vers le plateau de Californie.

Premier accrochage avec les prussien …… pendant que la première compagnie part sur la droite par un chemin « touristique », le chef de bataillon reconnaît les braves de la 8, et nous demande de nous déployer en tirailleur à flan de colline dans un terrain remplis de ronces, les hommes râlent, mais les ordres sont là …… la première section marche suivit de la seconde en renfort. L’ennemi est repoussé, là je ne vois que 5 prussiens capturés. Le plateau de californie est à nous, mais diable cette nouvelle grimpette est des plus pénibles, cela commence sincèrement à briser les meilleurs volontés, les hommes râlent, mais avancent, je le dit à notre chef de bataillon, temps que cela râle, cela avance …..

Prochain objectif, la ferme d’Heurtebise …. Celle-ci est prise sans combat, de nouveau nous avons droit au discours de l’état major, et du maire de Craonne ……mais les hommes sont brisés. De plus bon nombre savent qu’il reste 5 kilomètres à faire jusqu’à notre campement.

Le retour est pénible, peu de grenadiers fléchissent. Devant les difficultés de la garde à avancer notre chef de bataillon demande à la 8 de se mettre à l’avant. Le rythme change, et l’écart se creuse. De retour au camp, la 8 est de nouveau la première réunit, les grenadiers qui sont arrivés les premiers encouragent de leur voix leurs frères pour qu’ils ne lâchent pas et les rejoignent au lieu de rassemblement.

Seule la garde, ayant reçu un « ordre », ne se réunit pas, notre chef de bataillon salue notre courage et nous libère. La compagnie « reste » rassemblée, elle n’a qu’un chef, notre capitaine nous salue, nous sommes vraiment ses braves ….. Nos dames, nos blessés restés au camp nous attende, le repas est prêt, honneur à eux, la 8ème demi-brigade fête dignement la fin de l’affaire de Craonne et Craonnelle, où comme à son habitude, elle se fit remarquer de la meilleur des façons.

Première affaire, diablement difficile, j’adore ce type de sortie, c’est là que l’on s’approche au mieux des souffrances de nos anciens.

Merci au CA de la 8 belge pour l’invitation aux vivandières et intendants blege pour leur savoir faire (la patte française se voit).

Merci au 7ème de ligne pour une organisation délicate, certes tout fut pas parfait, mais il faut signaler que cela était leur première affaire, réellement, ils nous voulaient, nous leur avons fait honneur.

pour une première affaire nos conscrits pierre et jacques furent servis, mais sans ces diables de chaussures neuves, cela aurait été plus simple pour eux.

honneur à vous devant la difficultés, vous n’avez pas fléchis, respects, v’la de la graine de brave.

Merci à tous.

Sergent la rose

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