Astorga – Espagne

 

Salut et fraternité.

 

Rapport faisant suite à notre affaire en terre d’Espagne les 28, 29 et 30 avril dernier.

 

Il y a longtemps que notre régiment voulait fouler la terre d’Espagne, pays où notre régiment a tellement souffert et s’est couvert d’une gloire éternelle.

Le bicentenaire d’Astorga allait être le premier évènement espagnol de la 8ème demi-brigade, et nombre de braves répondirent présent pour porter dignement le numéro de notre régiment au fond de l’Empire.

 

Après un voyage des plus long, et nombre d’embuches comme la perte d’une de nos mini charrette, qui choisit de prendre un chemin moins direct pour tenter de contourner l’ennemi … nous nous sommes retrouvé à Astorga, diable quelle terre inhospitalière. Par bonheur un détachement de la 8 nous avait précédé et commencer à installer notre lieu de bivouac, grand merci au sergent cousin, l’intendant moustache et dame l’estafette, car une bonne souplette attendait nos hommes qui après ce long voyage étaient en grande fatigue.

 

Nous étions le 28 avril 1812, et nous savions qu’une armée espagnole venait vers nous pour prendre Astorga, le temps nous était compté.

 

La 8ème, fidèle à elle-même, se mit rapidement en ordre. Le bivouac fut monté, les hommes habillés, les escouades formées. Premier objectif, montrer à ces Espagnols que la 8ème était présente dans les murs d’Astorga. La compagnie se réunit donc et sous les ordres de notre capitaine sacristain et dans un ordre parfait nous nous sommes improvisé un défilé en ville, jusqu’à la cathédrale. Là nous avons formés nos faisceaux et nous avons entamé la discussion avec les habitants de cette ville pour ainsi leur montrer que la 8ème était présente et que leur « libération » ne serait pas une mince affaire. De plus en bon vieux soldat, notre capitaine avait mission de voir où nous allions nous battre et après un rapide constat, il était évident que les espagnols auraient une mission délicate en face de nous. Soudain diable …. Enfin un lieu digne de nos anciens …. Un estaminet portant le nom d’Impérial et comme numéro le 8 … si cela n’était pas écrit …. En bon grenadier de France, nous ne pouvions certes pas ne pas honorer dignement cet établissement, ce fut donc fait de la plus festive des manières. Mais la générale bat, et en grognant nos hommes reprennent leur rangs, direction notre bivouac.

Arriver au bivouac, la discipline reprend le dessus, les hommes de corvées sont nommés et la triste vie de soldat et vivandière reprend ses droits.

 

Pendant que les hommes et femmes de la 8 vaquaient à leurs occupations,  le capitaine fit réunir ses major et sergents. En effet un acte répréhensible avait était commis, et notre capitaine voulait pour une première fois au sein de notre régiment, réunir un conseil de guerre pour juger un des nôtres. En effet ce bon caporal la gaule avait manqué dans l’entretien de son havresac, et notre capitaine eut grand mal a le remettre dans l’état, c’est pourquoi il décida de mettre cette vieille moustache devant un tribunal militaire …. Oh rien de bien méchant, la peine capitale ne pouvait être prononcé pour un si valeureux soldat. Le conseil se réunit donc sous la présidence de notre capitaine, le sergent major cousin, les sergents la bombarde et la rose et le caporal casse-noisette. Notre la gaule avait pour défendeur le caporal sans nom. J’évoquais donc les faits, et malgré une belle défense du caporal sans nom, qui s’oublia en mettant  la parole de son capitaine en doute (qui lui voudra peut être punition) l’évidence était là, et la sentence tomba …. Rappel du règlement et coup à boire à son capitaine.

 

Le repas prêt, les grenadiers se réunirent pour la soupe du soir, grand coup de chapeaux à nos dames et intendants en chef. Nombres de chants ont accompagnés nos godets devant un beau feu nourrir sans relâche par notre bon vieux moustache. Belle soirée entre frères d’arme si loin de leur terre ….. Bel esprit si cher à notre régiment.

Il est à signaler que quelques grenadiers se mirent en route pour une virée en ville, ordre fut donné de ne pas se promener seul, et de toujours s’attendre ….. Et ce sous les ordres de notre capitaine.

 

29 avril 1812 ….. Jour de bataille….. Contre les éléments comme nous le verrons. Diable de pays.

Réveil à 07h00, tous grenadiers étaient frais et prêt dans les temps …. Si si… Enfin presque ! Il a fallu de nouveau servir un café à notre bon capitaine dans sa tente … la tradition mOnsieur.

Avant le petit déjeuner notre capitaine fit réunir les hommes pour les motiver devant la venue prochaine des troupes espagnoles sur Astorga, de plus nous avions vu qu’il y avait un endroit pour se nettoyer un peu … nombre de grenadiers avaient en effet besoin du bonne toilette. Après avoir détaillé le bien fondé de la « tiche propre » notre bon capitaine demanda les volontaires pour la toilette …. Et diable, un seul homme fit un pas en avant, comme quoi le grenadier en bataille préfère garder son odeur naturelle pour les futures conquêtes féminines qu’il fera après la bataille …. Des hommes ces grenadiers de la 8 ……

 

Le petit déjeuner fut loin d’être petit.

Les grenadiers se réunirent par escouades pour le lieu de rassemblement en vu de l’école du soldat, notre compagnie fut renforcée par de braves espagnols, fidèles à l’aigle de la 8ème, honneur à nos frères d’Espagne.

Quelques hommes de corvée sont restés au camp pour préparer avec nos dames les légumes du soir, ou pour nettoyer un fusil sale, n’est ce pas fonfon.

 

Après l’école du soldat, les ordres étaient tombés, notre maréchal la carotte avait l’envie de montrer à ces espagnols la force impériale en faisant un défilé en ville sur les 12h00 jusqu’au lieu de la bataille, que la marche fut longue, mais celle-ci était accompagné d’un beau soleil, calme avant la bataille ou …tempête.

 

Sur le lieu de la bataille, les autorités espagnoles eurent ordre de nourrir les troupes impériales, le repas fut donc …. local, je crois même que le poisson était encore en vie.

Après une longue attente, la compagnie de la 8ème se mit en route vers le lieu de rassemblement en vue de la bataille. Le temps était long, les hommes grognaient, un espagnols d’Astorga nous dit, que les troupes d’Espagne ne se battaient pas sans avoir fait une prière et une … sieste. Soit attendons le bon vouloir des ces diables d’ennemis à la liberté.

Enfin les troupes espagnoles s’avancèrent pour en découdre …. Mais le climat aussi.

Nous voici devant une chose qui n’est jamais arrivé à la 8ème demi-brigade …. L’arrêt d’une bataille devant les éléments climatiques.

Juste avant la bataille une pluie fine vient saluer l’arrivée des troupes adversaires, cette pluie forcie au point de devenir une avalanche de grêles. L’ordre fut de marcher vers l’avant en tirailleur, marche longue il est vrai ….. Au lieu de contact, l’ordre de faire feu fut lancé, peu de coups partirent, devant la folie des troupes françaises sous un déluge de grêles, les troupes d’Espagne fuirent, le champ de bataille était à nous, ainsi que la victoire, une victoire bien étrange il est vrai, mais victoire tout de même. Drôle de pays et drôle de gens.

Devant les éléments, notre capitaine nous mit à l’abri dans un estaminet réquisitionné, les braves espagnols firent nombre d’efforts pour nous servir quelque chose de chaud, on doit toujours être aimable devant les vainqueurs, c’est une règle d’or.

Honneur aussi à la maire d’Astorga qui ramena nos dames et nos jeunes tambours vers un endroit sec.

 

Pendant que les grenadiers réchauffaient leur corps, le sergent major cousin, le grenadier le baveux et moi même, se mirent en route avant la troupe pour voir les dégâts, que les grêles avaient causés au bivouac, seul notre cantine avait subit de légers dégâts, vite réparer.

Honneur à notre maréchal la carotte qui était en train de ranimer nos feux. Nous profitâmes de ceux-ci pour faire du vin chaud.

 

Le climat se fit plus clément ensuite, le calme après la tempête.

Le souci premier fut de nous réchauffer et de faire sécher nos effets auprès du feu. Le repas prit du retard devant ce besoin légitime. Mais nos cousins d’Espagne avaient la délicatesse de préparer de bonnes viandes, pour festoyer dignement devant notre victoire, grand merci à eux. Après avoir récupérer leur feu, que des polonais avaient prit pour se sécher, nous nous sommes mit à l’ouvrage pour présenter un digne repas à tous les grenadiers de la 8. Honneur à nos cuistots d’occasion, les grenadiers le défroqué, P O et le baveux qui mirent du cœur à l’ouvrage et honneur à nos dames qui mirent du soin dans la présentation du dit repas.

La soirée fut festive, et nombre de chants accompagna nos godets.

Les grenadiers voulurent continuer la fête en ville. Ordre fut donné de rester ensemble et de ne pas laisser d’hommes en arrière, de peur de les voir égorgés par des guérillos. L’ordre fut respecté, et personne resta seul ….. Même si il fut délicat pour certain de rattraper quelques autres.

 

30 avril 1812, dimanche.

Jour sain pour les espagnols, mais pas pour des grenadiers d’une demi-brigade.

Vu la journée de la veille (intempéries et fête), le réveil fut délicat pour tous…. Et les hommes se mirent doucement en route pour  mettre au propre leurs effets et s’équiper au mieux.

Le petit déjeuner fut agréable, grâce à la délicate attention de nos frères d’Espagne de nous faire des chiros.

Notre capitaine se mit à réunir sa troupe pour délivrer la déclaration de notre maréchal. Les troupes espagnoles étaient aux portes de la ville, il fallait donc nous battre de nouveau contre eux. Et bien soit, le combat de la veille n’avait pas vraiment été un combat, nombre d’entre nous étions content de nous remettre en ligne.

 

Les troupes impériales sous les ordres de notre maréchal, se mirent donc en route vers les remparts de la ville, non loin de la cathédrale, où le premier jour nous avions fait une école de soldat, et où notre capitaine avait fait « son propre plan de bataille »

La défense d’une citadelle …. Art bien connu des anciens ayant fait les campagnes de Bourtange aux Pays Bas, et bien une fois que les espagnols montrèrent le bout de leur nez, et après quelques feux de bataillon ordonnaient par notre maréchal, l’ordre fut lancé par notre capitaine de faire un feu d’enfer … et le grenadier de la 8 est un artiste dans ce domaine, nombre de cartouches furent tirées, et nous étions bientôt à court lorsque notre maréchal informa notre capitaine que nous étions tournés après le peu de valeur au combat d’une troupe allié. Notre capitaine ordonna un repli stratégique vers la place de la cathédrale, afin d’être au mieux se placer pour la suite de la bataille. Belle vision il est vrai.

Après un premier tir de peloton, l’instant du premier contact fut ordonné. Notre chef commanda un contact par section, le premier contact de la première cassa l’élan espagnol, le contact de la second le refoula. Cela arrêta net l’impétuosité des espagnols, les fous ….

Plus le combat avançait plus nous nous rendions compte que nous étions en infériorité numérique. La 8 continuait son ouvrage, mais l’ordre fut donné de se replier par échelon de section …… plus nous arrêtions les espagnols, plus ceux-ci tournaient notre ligne par la droite ou la gauche. L’instant était critique il est vrai pour les armes française.

Soudain nous nous sommes retrouvés sur la place de l’estaminet « l’impérial au numéro 8 ». Nous ne pouvions laissés aux espagnols la prise de ce lieu, rien que le nom gonfla d’orgueil nos grenadiers ….les hommes avaient soif après un si dur combat, les commandes de bières couraient déjà la ligne (grand merci au caporal sans nom, quelle rapidité dans la prise de commande)

L’ordre fut donné par notre chef, nous nous défendrons sur place jusqu’à la mort, hors de question de reculer encore et encore, même sur ordre de notre maréchal.

Notre ligne se forma, et après un combat âpre fait de tirs et de contacts notre capitaine et presque tous nos sous officiers furent touchés à mort … les hommes étaient ivres de rage, nous ne les tenions plus, le maréchal vient à nous, il voulait de nouveau faire reculer sa ligne de défense, je lui dis que la 8ème resterait ici pour venger la mort de son chef, devant ma résolution, il céda, et nous laissa à notre digne sort. Contact après contact nos rangs tombaient, mais nombre espagnols ont payés de leur vie la perte de notre capitaine et de nos sous officiers.

La compagnie des grenadiers de la 8ème demi-brigade n’était plus. Nous étions tous tombés au champ d’honneur à la défense d’Astorga. Même nos jeunes tambours furent touchés, nos dames de cœur pleurèrent la perte de leur brave.

Il est dit que ce n’est pas la 8ème qui laissa prendre la ville d’Astorga, puisque nous étions morts pour sa défense. Encore une page héroïque à inscrire à notre aigle.

 

Devant notre digne défense les espagnols ont laissés nos blessés à la charge des habitants d’Astorga (je sais ce n’est pas possible mais bon …..)

Ceux-ci se réunirent donc au haut lieu de l’estaminet « impérial au numéro 8 » pour festoyer dignement à la première campagne d’Espagne de la 8, campagne des plus rude il est vrai, mais riche en souvenirs

 

L’heure de retour s’annonçait, cette diable d’Espagne ne nous laissa pas en paix, car il pleuvait à nouveau, il est donc vraiment temps de regagner nos terres.

 

Grand merci à tous pour cette première

La 8ème a marché comme à son habitude, que ce soit au bivouac ou en bataille et ce malgré le temps.

Grand merci à nos cousins d’Espagne pour la viande et les chiros du dimanche matin, honneur à eux, ceux-ci se sont parfaitement mit en ligne avec nous, pour une seconde fois et pour certains pour une première, c’était parfait.

Grand merci au CA de la 8 pour le travail, notre capitaine, notre lolo et aussi notre cousin en tête.

Vive la 8ème, vive la nation et s’il en reste …… vive le maréchal la carotte euh non, l’Empereur.

 

Sergent la rose

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Publié dans Département 8ème Régiment d'Infanterie de Ligne 1805 1810 | Laisser un commentaire

Ferfay / dépt. Empire – 8ème de ligne

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ce samedi 24 mars dernier, nous avons décidés de nous réunir pour faire un décrassage de sortie d’hiver.

grâce à notre infatigable brindezingue, nous avons pu nous réunir sur la commune de Ferfay, diable de grenadier brindezingue, celui-ci a réussi et ce gracieusement a avoir une salle et un terrain pour faire notre école du soldat, et tout cela offert par la municipalité de Ferfay, honneur à vous madame la maire, et grand merci à la population de votre commune qui nous a accueilli de la meilleur des façons. 

seul 3 grenadiers (le baveux / sam et long feu) étaient absents pour cette occasion propre à notre dépôt de la 8.

diable que cela plaisir de se retrouver en grand nombre, et en interne aussi.

était présent; sergent la rose / caporal le sobre / vivandière pisse-dru fanfan et la gueuse / grenadiers; le sage, brindezingue, le prusien, la poisse, la double-charge, la bouffarde, le souffleur, le duc, patte folle, le brutal, boit sans soif, la fontaine et le barde.

personnellement je suis arrivé au matin, et foutre à voir la tête du brindezingue, de boit sans soif et de notre bouffarde, la soirée a dûe être festive.

mon dieu qu’il est bon de s’entraîner, et que les corps et les esprits des grenadiers se sont endormis pendant l’hiver. Le début de l’école fut délicat, et notre caporal eut du mal à mettre les hommes dans le bon chemin, cela était une première prise en main pour notre tout nouveau caporal, ce n’est pas chose facile de commander ces braves là. mais avec de l’écoute du respect mutuel, les choses se sont vite mit dans le bon sens de la marche. De mon côté j’étais en charge de « dresser » le boit sans soif et le souffleur, travail contraignant à souhait, mais c’est de la bonne graine et le boit sans soif s’est vite rendu compte que l’école du soldat du premier empire était des plus simple pour un homme telque lui, tout doit être fait de bonne façon afin d’être apte au combat ….et cela s’est vérifier ensuite lors de nos manoeuvres.

après l’école du soldat, nous sommes passés à l’école de peleton. giberne bien remplies, direction le champs de manoeuvre. Au programme et une bonne partie de l’école du peleton, conversion, flan gauche et droit, tourner à droite et à gauche, déploiement en tirailleur, par peleton en ligne etc ….. et même la formation des faiçeaux  en ligne, que du bonheur, et la joie se lisait sur tous les visages ….. héhéhé., mais bon comme toujours une fois que les grenadiers tirent de la poudre noire, tout passe bien.

à midi, ben c’est l’apéro et la soupe, nous sommes donc reparti vers la salle pour festoyer, notre fanfan et pisse dru avaient préparer les casse-croutes, là nombre de nouveaux et d’anciens ont partagés ensemble le vécu et les demandes de chacun sur nos campagnes passées, bonne ambiance que voilà, et toujours dans cet esprit de famille qui nous est propre.

l’après midi, direction le terrain de manoeuvre, où cet fois nous nous sommes cindés en deux groupes, les zentils et les méchants …… perso je commandais les zentils et notre caporal les méchants …. manoeuvre d’approche, tir en peleton, et contact …. tout fut mit en route pour montrer aux conscrits ce qui les attends avec un groupe telque la 8ème ……. pas de panique, les zentils ont gagnés. Pour finir tout cela, démonstration de nettoyage de l’arme, et 16h00 arriva vite, cela tombre bien on commençait à manquer de cartouches.

après un dernier verre ensemble et le rangement des affaires, nous nous sommes séparés, avec pleins de bons souvenirs en tête comme à notre habitude.

diable que j’aimerai que nous soyons toujours aussi nombreux en ligne …. mais rien n’est simple avec les aléas de la vie de famille et professionnelle, mais le constat est toujours le même après une affaire ….. vivement que cela recommence.

bien à vous

sergent la rose

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Craonne-Craonnelle

Craonne et craonnelle, première campagne de 2012.

En ce week end du 10 et 11 mars dernier, la 8ème demi-brigade fut appelée en renfort par de vieux compagnons du 7ème de ligne sur le chemin des dames à Craonne, département de l’Aisne (France).

Devant l’invasion perfide des prussiens (ils étaient quand même 5 ce n’est pas rien) la 8ème répondit présent et ce en grand nombre.

La première grosse difficulté de cette affaire fut de trouver le dit bivouac et surtout la seconde, fut de s’y rendre …… foutre que ce pays est vallonné. Mais une fois installé, l’idée ne fut pas si mauvaise, car rien ne « choqué » et cela nous permettez de nous plonger au mieux dans un bon esprit reconstituesque, de plus nous avions une superbe vue sur la vallée de l’Aisne, quel beau pays. La 8ème a toujours était reine devant la difficulté et vous avez, grenadiers et vivandières, surmontés celle-ci avec les plus grandes facilités (mais bon dieu que cela râle).

Samedi matin, réveil à 7h00, tout le monde debout dans les temps, sauf le capitaine qui par une tradition établi par lui, attend son café au lit, tout cela en fait pour montrer ses belles jambes à ses hommes, mais la tradition est reine à la 8, cela fait parti de l’esprit, de plus c’est quand même le capitaine on ne peu lui refusé cela.

Après le petit déjeuné et le rassemblement avec armes et bagages, la matinée fut consacrée à l’instruction des conscrits par le caporal sans nom et à l’instruction de bataillon pour la 8ème dans son ensemble sous les ordres du chef de bataillon sans soucis (22ème demi-brigade). Que dire de cette instruction, ben qu’elle ne fut pas si mauvaise, niveau grenadiers, une bonne école en sortie hivernale, il y avait un peu de rouille dans les genoux au début, mais ensuite la 8ème et ses grenadiers est une machine rodée et cela s’est vu de suite. Niveau cadres, moi le premier, on a apprit quelque petite chose qui nous serons utiles pour la compagnie. Force est de constater que cela commence à marcher correctement cette idée de bataillon uni. On apprend toujours des autres, et il faut prendre tout ce qui est utile pour le mettre en suite en pratique à la sauce 8, c’est aussi notre force.

Après le rassemblement et le repas du midi, la compagnie eut mission par l’état major de se divisé en 2 sections, qui par des chemins différents devaient faire une marche d’approche sur le village de Craonnelle où quelques mouvements de troupes ennemis ont été signalés.

Première section sous les ordres de notre capitaine devait prendre par la droite, directement sur le village

Seconde section sous les ordres du lieutenant la conscience (4ème de ligne), devait prendre par la gauche, pour contourner le village.

Je ne donnerais que le compte rendu de la seconde section où j’étais assigné.

FOUTRE DE BORDEL DE MERDE , on nous a dit vous n’êtes des tapettes ni des handicapés à la seconde section, donc on vous donne le chemin le plus compliqué, et ben on a été servi.

Dès la séparation de notre compagnie en deux sections, nous sommes entrés directement dans les difficultés ….. Une vraie ascension dans des chemins boueux, impraticables ….. Déjà quelques grenadiers commencés à montrer des signes de faiblesse, mais la 8 uni ne s’est pas laissé compter, et nous fusses solidaires devant l’effort …. Un seul homme, Lili fit machine arrière. Lors de la progression vers le haut de cette foutre de colline, nous entendions des coups de feu ……tous nous étions en accord, la première section est accroché dans le village de Craonnelle, et ce sans doute par un ennemi 10 fois supérieur en nombre ….. Cela redonna de l’ardeur aux braves de la seconde section … et une fois en haut de cette colline, nous avions une vue sur l’ensemble du village de Craonnelle. Etrange sensation, nous ne comprenions pas l’engagement qui se déroulait sous nos yeux …..En effet nous apercevions nombre des nôtres courir dans tous les sens devant une ennemi invisible …..Diables de prussiens. Dans le doute, ayant perdu le peu de validité de notre lieutenant, j’ordonnais au brave caporal la gaule de prendre avec lui les plus valides et de descendre au pas de course cette foutre de colline, pour entrer dans le village et renforcer nos compagnons de la première section. Quelle ardeur, devant le danger il n’y a pas mieux qu’un grenadier de la 8ème demi-brigade. Moi-même, n’y pouvant plus devant le danger, je confiais le reste des hommes au lieutenant la conscience et je descendis cette colline avec le grenadier le duc au pas de course …… mais bon dieu mais jambes n’ont plus mes 20 ans ….arrivais enfin dans le village, je prenais mes ordres du capitaine. En effet la première section en arrivant dans Craonnelle y trouva des prussiens, ceux-ci furent vite refoulés devant l’ardeur de nos hommes ……. Nous sommes parvenu presque à les avoir tous, mais l’objectif était remplis, Craonnelle était à nous …..À la fin de l’engagement j’eu la joie de voir notre grenadier Lili, qui rassembla son courage, pour repartir de l’avant et nous rejoindre, bel esprit.

Craonnelle était sécurisé, la compagnie se rassemble devant l’église, le maire, présent, nous remercia de notre présence, une brave dame offrit même une bière à notre capitaine et au sergent la bombarde, quel plaisir de libérer un village français. Après avoir mit des gardes à chaque coin du village, le capitaine mit la compagnie au repos, là nous pouvions pansés nos blessure et nous reposés.

Les prussiens sont ensuite revenus à la charge, mais encore une fois, quelques braves grenadiers de la 8 firent face. Dans la course après l’ennemi, on nous remplaça par la première compagnie, qui tenta sans succès de vaincre totalement l’ennemi prussien, on n’est pas 8 qui veut.

La fin de l’affaire Craonnelle arriva, le bataillon fut réuni pour revenir vers Craonne, ordre mal accepté par nos hommes, nous abandonnions un village français à l’ennemi, mais l’Empereur avait sans doute ses raisons. On nous réunit sur la place de Craonne, où l’état major nous exprima sa satisfaction, le maire de Craonne nous fit un discours et nous offrir le coup à boire, honneur lui est rendu par le bataillon.

Retour au bivouac, nos dames nous attendaient, le repas était chaud, et les blessures pansées.

Après un repos mérité, on se rassembla pour festoyer dignement entre nous, belle ambiance, seul notre capitaine n’était pas présent, celui-ci était appelé à la table des officiers, dur devoir qu’il rempli en trainant les pieds.

Doux repos, bon dieu que cela ronflé sous le tente, sauf un intrépide grenadier du nom du précieux qui décida de se soulager à minuit, quel brave, faut en avoir pour tenter une telle aventure de nuit.

Dimanche, réveil 07h00 au son des tambours. Un peu plus de difficultés de lever les hommes, la fatigue de la veille était encore présente (surement cet entraînement de nuit du sergent la bombarde). Mais après quelques mots doux aux concernés (n’est ce pas mon cher la gerbe), la compagnie fut réuni pour l’appel et le petit déjeuné. Sauf le capitaine qui par une tradition établi par lui, attend son café au lit, tout cela en fait pour montrer ses belles jambes à ses hommes, mais la tradition est reine à la 8, cela fait parti de l’esprit, de plus c’est quand même le capitaine on ne peu lui refusé cela (je me répète là non ?)

Dimanche ……. Pas de messe pour des grenadiers de France, surtout une demi-brigade, ordre est donné de monter sur le plateau de Californie et de descendre sur la ferme d’Heurtebise.

La compagnie se rassemble la première à l’appel du chef de bataillon ….. Nous faisons l’appel, il nous manque 10 hommes.

Le bataillon enfin réunit, nous partons vers le plateau de Californie.

Premier accrochage avec les prussien …… pendant que la première compagnie part sur la droite par un chemin « touristique », le chef de bataillon reconnaît les braves de la 8, et nous demande de nous déployer en tirailleur à flan de colline dans un terrain remplis de ronces, les hommes râlent, mais les ordres sont là …… la première section marche suivit de la seconde en renfort. L’ennemi est repoussé, là je ne vois que 5 prussiens capturés. Le plateau de californie est à nous, mais diable cette nouvelle grimpette est des plus pénibles, cela commence sincèrement à briser les meilleurs volontés, les hommes râlent, mais avancent, je le dit à notre chef de bataillon, temps que cela râle, cela avance …..

Prochain objectif, la ferme d’Heurtebise …. Celle-ci est prise sans combat, de nouveau nous avons droit au discours de l’état major, et du maire de Craonne ……mais les hommes sont brisés. De plus bon nombre savent qu’il reste 5 kilomètres à faire jusqu’à notre campement.

Le retour est pénible, peu de grenadiers fléchissent. Devant les difficultés de la garde à avancer notre chef de bataillon demande à la 8 de se mettre à l’avant. Le rythme change, et l’écart se creuse. De retour au camp, la 8 est de nouveau la première réunit, les grenadiers qui sont arrivés les premiers encouragent de leur voix leurs frères pour qu’ils ne lâchent pas et les rejoignent au lieu de rassemblement.

Seule la garde, ayant reçu un « ordre », ne se réunit pas, notre chef de bataillon salue notre courage et nous libère. La compagnie « reste » rassemblée, elle n’a qu’un chef, notre capitaine nous salue, nous sommes vraiment ses braves ….. Nos dames, nos blessés restés au camp nous attende, le repas est prêt, honneur à eux, la 8ème demi-brigade fête dignement la fin de l’affaire de Craonne et Craonnelle, où comme à son habitude, elle se fit remarquer de la meilleur des façons.

Première affaire, diablement difficile, j’adore ce type de sortie, c’est là que l’on s’approche au mieux des souffrances de nos anciens.

Merci au CA de la 8 belge pour l’invitation aux vivandières et intendants blege pour leur savoir faire (la patte française se voit).

Merci au 7ème de ligne pour une organisation délicate, certes tout fut pas parfait, mais il faut signaler que cela était leur première affaire, réellement, ils nous voulaient, nous leur avons fait honneur.

pour une première affaire nos conscrits pierre et jacques furent servis, mais sans ces diables de chaussures neuves, cela aurait été plus simple pour eux.

honneur à vous devant la difficultés, vous n’avez pas fléchis, respects, v’la de la graine de brave.

Merci à tous.

Sergent la rose

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NOTRE DAME DE LORETTE 11 11 2011

LE 11 NOVEMBRE 1918 PRENDS FIN LA 1 ERE GUERRE MONDIALE LA FRANCE SORT VICTORIEUSE DE CE CONFLIT MAIS COMPLETEMENT A BOUT PAR CES 4 ANNEES DE GUERRE. PLUS D 1 MILLION 300000 MORTS , DES REGIONS DEVASTES, DES POPULATIONS ENTIERES DEPLACES. LE GOUVERNEMENT FRANCAIS DECIDE PAR LA LOI DU 24 10 1922 QUE LE 11 NOVEMBRE SERA JOUR FERIE ET DE COMMEMORATION.

NOTRE ASSOCIATION EN CE JOUR DU 11 NOVEMBRE 2011 S EST DEPLACE A NOTRE DAME DE LORETTE, UN H AUT LIEU DE COMBAT, POUR CELEBRER CETTE JOURNEE D ARMISTICE

DAVID BARDIAUX NOUS RECU ET NOUS ACCORDA L ENTREE AU TERRAIN JOUXTANT SON MUSEE ET QUI COMPORTE PLUSIEURS TRANCHEES ET SITE NOUS PERMETTANT DE NOUS RETROUVER TRES NOMBREUX,AFIN DE MONTRER ET EXPLIQUER LES DIFFERENTES TENUES ET LA DIFFERENCE D ARMEMENT

NOUS AVONS PU INSTALLER UN BIVOUAC  ET MONTRER LA VIE DANS CES CAMPS AVANT CELA,EMMENE PAR UN SOUS OFFICIER RIGOUREUX , NOUS SOMMES ALLES RENDRE HOMMAGE AUX MORTS PRES DE LA NECROPOLE

PAR UN TEMPS FROID ET HUMIDE CHACUN A DONNE DE LUI MEME POUR FAIRE DE CETTE JOURNEE,UN MOMENT DE SOUVENIRE ET DE FRANCHE CAMARADERIE. MERCI A TOUS ET A DAVID BARDIAUX POUR LE PRET DE TENUES ,ARMES ETC…

Publié dans Département 43ème R.I. 1914 -1940 | Laisser un commentaire

VILLEROY SEPTEMBRE 2011

EN CE WEEK END DU10 ET 11 SEPTEMBRE PLUSIEURS ELEMENTS DU DEPARTEMENT 43 EM RI SE SONT RETROUVES A VILLEROY , REGION DE MEAUX POUR CELEBRER LES COMBATS DU 276 EM RI , REGIMENT OU LE LIEUTENANT DE RESERVE CHARLES PEGUY TROUVA LA MORT LE 5 SEPTEMBRE 1914

PLUSIEURS GROUPES DE RECONSTITUTION AVAIENT FAIT EGALEMENT LE DEPLACEMENT ET CE FUT L OCCASION DE SE RETROUVER POUR PARLER TENUE OU AUTRES FUTURS SORTIES. LE DIMANCHE MATIN UNE CEREMONIE ETAIT ORGANISE AU MONUMENT AUX MORTS ET L APRES MIDI UNE RECONSTITUTION DE LA BATAILLE ETAIT PRESENTE AU PUBLIC PRESENT EN NOMBRE

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le 8 mai 2011 st andre

EN CE JOUR DU 8 MAI, UN DETACHEMENT DU DEPARTEMENT 43 EM RI S EST DEPLACE DANS LA VILLE DE ST ANDRE POUR COMMEMORER LA FIN DE LA GUERRE EN EUROPE.

APRES UN RECUEILLEMENT AU CARRE MILITAIRE DU CIMETIERE DE LA VILLE,NOUS NOUS SOMMES RENDUS AU MONUMENT AUX MORTS AFIN DE RENDRE HOMMAGE AUX VICTIMES CIVILS ET MILITAIRES  DE LA COMMUNE

LE 8 MAI EST DECLARE JOUR FERIE DE COMMEMORATION EN FRANCE LE20 03 1953; LE GENERAL DE GAULLE SUPPRIME LE CARACTERE FERIE DE CE JOUR PAR DECRETLE 11 04 1959;LE PRESIDENT G D ESTAING SUPPRIME EGALEMENT LA COMMEMORATION DE LA VICTOIRE ALLIEE;LE PRESIDENT MITTERAND RETABLI JOUR FERIE ET COMMEMORATIONPAR LA LOI DU 23 09 1981

 

 

 

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MEILLEURS VOEUX POUR 2011

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